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Le recours à un ventilateur ATEX dépend de l’analyse du risque, pas de la seule présence d’un produit inflammable. Le classement des zones 1 et 2 détermine ensuite la catégorie d’équipement, tandis que les vapeurs corrosives orientent le choix des matériaux.

Quand un ventilateur ATEX est-il nécessaire ?

Un ventilateur ATEX devient nécessaire lorsque l’évaluation montre qu’une atmosphère explosive peut se former. Ce mélange peut apparaître autour de l’appareil ou dans l’air qu’il transporte. Le besoin se juge donc à deux endroits, puis selon les situations d’exploitation et la responsabilité de l’employeur.

Un ventilateur industriel vert est représenté de profil, avec un conduit bleu d’échappement et une entrée circulaire

Le risque à l’emplacement et dans l’air aspiré

Le stockage d’un solvant ne suffit pas, à lui seul, à imposer un modèle ATEX. Le besoin apparaît dès que l’évaluation des risques établit qu’une atmosphère explosive peut se former à l’emplacement du ventilateur ou dans le fluide qu’il véhicule.

Ces deux atmosphères s’évaluent séparément : un appareil installé hors zone classée peut très bien aspirer un mélange explosible dans sa volute et son réseau de gaines. Trois familles de substances sont concernées :

Face à ces mélanges, ne présumez jamais qu’un ventilateur standard convient. Sa conception n’a pas forcément été évaluée vis-à-vis des sources d’inflammation qu’il peut générer.

Les situations à examiner avant le choix

L’analyse ne se limite pas au fonctionnement normal. Elle couvre aussi les démarrages, les arrêts, les nettoyages, les fuites et les défaillances prévisibles.

Le périmètre à retenir peut ensuite être plus restreint qu’on ne le pense. Les zones ATEX ne couvrent pas toujours un local entier : elles peuvent se limiter à une partie de l’installation, à une gaine ou à l’intérieur d’un équipement.

Sur le terrain, la nature du produit oriente l’analyse. Une cabine de peinture, un transfert de solvants, un local batteries ou un stockage de liquides inflammables appellent une étude des gaz et vapeurs. À l’inverse, les silos, les meuneries et les ateliers du bois relèvent d’une analyse distincte des poussières. LPA ne traite pas les poussières.

Qui évalue et documente le besoin ?

En France, la prévention du risque d’explosion au travail relève des articles R. 4227-42 à R. 4227-54 du Code du travail. La directive 1999/92/CE protège les travailleurs, tandis que la directive 2014/34/UE encadre les appareils. L’article R. 4227-44 fixe un ordre : empêcher l’atmosphère explosive, éviter son inflammation, puis atténuer les effets d’une explosion.

L’employeur reste responsable de l’évaluation, du zonage et du document relatif à la protection contre les explosions, même s’il recourt à un bureau d’études. Selon l’article R. 4227-52, ce document est intégré au document unique. Dans un espace confiné, une ventilation mobile adaptée ne suffit pas, à elle seule, à autoriser l’entrée.

Zones 1 et 2 : quel ventilateur exiger ?

Une fois le besoin établi, le zonage détermine le niveau de protection attendu. Un ventilateur industriel certifié ATEX n’est adapté que si sa catégorie, son groupe et sa classe de température correspondent à la zone et aux substances réellement présentes.

Ventilateur ATEX industriel gris avec boîtier linéaire et protection métallique, posé sur une desserte métallique.

Classer l’atmosphère avant de sélectionner l’appareil

Pour les gaz, vapeurs et brouillards, la zone 0 désigne une présence permanente, fréquente ou prolongée. Selon l’INRS, la zone 1 et le marquage du matériel correspondent à une atmosphère explosive susceptible d’apparaître occasionnellement en fonctionnement normal. La zone 2 couvre une présence peu probable, et brève si elle survient.

Les poussières inflammables suivent une échelle parallèle : zone 20 pour une présence permanente ou longue, zone 21 pour une présence occasionnelle, zone 22 pour une présence peu probable et brève. Dans tous les cas, le classement dépend des sources de dégagement, des substances et de la ventilation réelle du site. NB : LPA ne traite pas les poussières.

Relier la zone à la catégorie ATEX

La correspondance entre zone et équipement est fixée par l’article 16 de l’arrêté du 8 juillet 2003. Une catégorie de rang supérieur peut remplacer une catégorie inférieure, sous réserve de son domaine d’utilisation, jamais l’inverse.

La lettre G vise les atmosphères de gaz, vapeurs ou brouillards, la lettre D celles de poussières.

Zone Présence de l’atmosphère explosive Catégories admises
0 Permanente, fréquente ou prolongée (gaz) 1G
1 Occasionnelle en fonctionnement normal (gaz) 1G, 2G
2 Peu probable et brève (gaz) 1G, 2G, 3G
20 Permanente, fréquente ou longue (poussières) 1D
21 Occasionnelle (poussières) 1D, 2D
22 Peu probable et brève (poussières) 1D, 2D, 3D

La catégorie ne règle toutefois pas tout : le groupe de substance et la température admissible restent à confronter au produit réellement manipulé.

Vérifier le marquage du ventilateur complet

Le marquage doit correspondre au risque réel, notamment au sous-groupe de gaz IIA, IIB ou IIC. La classe de température compte aussi : T3 limite la surface à 200 °C, T4 à 135 °C, dans les conditions prévues par le marquage. Un moteur marqué ATEX ne prouve rien pour l’ensemble : roue, carter, entraînement, raccordements et accessoires doivent convenir aux atmosphères intérieure et extérieure.

Exigez donc une déclaration UE de conformité, un certificat, une notice et des limites d’utilisation qui visent le modèle exact livré. La NF EN 14986:2024 constitue la référence propre aux ventilateurs, complétée par la série NF EN IEC 60079 et par les EN ISO 80079-36 et -37 pour la partie non électrique.

Atmosphère explosive et corrosive : quels matériaux choisir ?

Dans la chimie, les laboratoires ou le traitement des eaux, le mélange extrait est souvent à la fois inflammable et agressif. Choisir un ventilateur revient alors à traiter deux risques distincts, avec des matériaux qui tiennent au produit sans créer de source d’inflammation.

Ventilateur axial industriel anticorrosion, unité centrale avec connection ronde et capot noir, pour centrale de traitement

Distinguer résistance chimique et sécurité ATEX

La conformité ATEX et la tenue chimique répondent à deux risques différents. Un ventilateur adapté à une zone explosive peut donc se dégrader rapidement sous l’effet des vapeurs ou condensats corrosifs qu’il aspire. Pour un stockage de produits chimiques, l’INRS recommande une ventilation mécanique résistante à la corrosion, qui maintient le local en dépression. Le débit dépend des produits et des scénarios d’émission.

En atmosphère agressive, la compatibilité dépend du produit, de sa concentration, de la température, de l’humidité, des condensats et des aérosols. Un gaz qui se condense sur une paroi froide peut ainsi former un liquide plus corrosif que la phase gazeuse initiale.

Examiner toutes les pièces exposées

Cette vérification porte sur la turbine, la volute, l’arbre, les joints, les fixations, les capteurs et les raccordements exposés. Elle s’étend aussi aux gaines et aux organes du réseau, clapets compris.

Le choix du matériau demande ensuite un examen au cas par cas. L’acier inoxydable peut subir des piqûres, une corrosion caverneuse ou une fissuration sous contrainte selon le milieu. Le PP et le PVDF résistent à certains agents, mais leur température admissible, leur fluage, leur perméation et leur adéquation ATEX restent à valider.

Quel intérêt pour le plastique électroconducteur ?

Un plastique électroconducteur associe résistance chimique et évacuation des charges électrostatiques. Cela suppose une conductivité vérifiée, une mise à la terre et la conformité du ventilateur complet. Flexibles et revêtements exigent la même attention à la continuité électrique. Chez LPA – Les Plastiques Appliqués, les HFR 75 et 110 destinés, selon la version, aux zones 1 et 2 reçoivent une volute en PPs ou PPs-el et une turbine en PPs-el. Ils peuvent ventiler en continu des armoires de stockage chimique.

Pour des débits plus importants, LPA propose dans sa gamme de ventilateurs centrifuges anticorrosion HFR les modèles 125 à 500, prévus pour l’extraction de gaz polluants et de vapeurs corrosives en zones 1 et 2. Leur volute est en PEs/PE-FR ou en un autre thermoplastique sur demande. Leur turbine en PPs/PP-FR peut recevoir un renfort en fibre de verre.

Pourquoi un ventilateur plastique en zone ATEX

  • Résiste aux fumées et vapeurs corrosives
  • Durable dans les environnements agressifs
  • Fonctionnement à faible bruit
  • Solutions adaptées aux zones ATEX 1 et 2
LPA 68

Comment dimensionner et suivre un ventilateur ATEX ?

Le marquage ne fait pas la performance aéraulique. En ventilation industrielle, un ventilateur extracteur protège l’installation seulement s’il assure le bon débit au point de fonctionnement réel. Ce débit doit ensuite rester disponible dans le temps.

extracteur d'air industriel à rejet vertical - tourelle d'extraction ATEX avec grille pare-éclat

Déterminer le débit et la pression nécessaires

Côté dimensionnement, le débit d’air se calcule d’après les émissions, les concentrations visées, la géométrie du local et l’efficacité du captage ou de la dilution. Aucun taux de renouvellement unique ne convient à tous les locaux. La pression statique, en Pa, doit vaincre les pertes des conduits, coudes, registres, filtres et rejets. Le débit obtenu se lit à l’intersection des courbes du ventilateur et du réseau, jamais sur la seule valeur en air libre.

Choisir entre axial, radial et extraction en toiture

Les ventilateurs axiaux conviennent aux grands débits à basse pression. Dès que les pertes de charge augmentent, les ventilateurs centrifuges sont à étudier. L’offre de LPA se répartit ainsi :

Pour une extraction de grands volumes, le ventilateur axial anticorrosion HFA fournit 200 à 50 000 m³/h. Ce ventilateur axial est prévu pour la zone 2 selon sa version, se monte à l’horizontale ou à la verticale et place son moteur hors de la veine d’air. En toiture, les tourelles anticorrosion HFD 315 à 1 000 couvrent 500 à 40 000 m³/h, sans zone ATEX précisée : contrôlez le modèle livré.

Contrôler l’installation et son fonctionnement

Lorsque la prévention repose sur l’extraction, l’analyse doit prévoir la détection d’une panne ou d’une perte de débit. Elle définit aussi les alarmes, les asservissements éventuels et les conditions de mise en sécurité. À la réception, les performances aérauliques réellement obtenues sont mesurées et ces dispositifs testés.

En exploitation, la maintenance surveille les dépôts, la corrosion, les jeux entre turbine et volute, les roulements, les vibrations, les températures et les liaisons électriques. Après le remplacement d’une turbine, d’un revêtement ou d’un moteur, faites vérifier la conformité de la nouvelle configuration avant toute reprise.

LPA 68

Un ventilateur ATEX face aux vapeurs corrosives ?

LPA conçoit des ventilateurs plastique anticorrosion adaptés aux zones ATEX 1 et 2 pour la chimie, les laboratoires et le traitement des eaux.

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Foire aux questions

Quelle norme s’applique aux ventilateurs ATEX ?

La NF EN 14986 est la référence propre aux ventilateurs. Selon le catalogue AFNOR, l’édition d’avril 2024 est en vigueur et celle de mars 2017 est annulée. Elle se complète par la série NF EN IEC 60079 et par les EN ISO 80079-36 et -37. Vérifiez aussi son statut dans la liste européenne des normes harmonisées.

Quelles sont les règles ATEX applicables aux ventilateurs ?

La directive 2014/34/UE, adoptée le 26 février 2014, s’applique depuis le 20 avril 2016 et a remplacé la directive 94/9/CE. Côté exploitant, l’article R. 4227-44 du Code du travail impose d’empêcher l’atmosphère explosive, puis d’éviter son inflammation, puis d’en atténuer les effets. L’article 10 de l’arrêté du 8 juillet 2003 exige une attestation de sécurité avant la mise en service.

Comment savoir si un équipement est ATEX ?

Contrôlez le marquage et la documentation technique du modèle exact plutôt que la mention commerciale « ATEX ». Le marquage indique la catégorie, le groupe, généralement II en industrie, le mode de protection et la classe de température. Comparez-le ensuite au gaz, aux poussières et au mode d’installation réels.